Avril l’a baptisé Oleo 100, « la première énergie 100 % végétale, 100 % renouvelable, 100 % tracée et 100 % française », a déclaré son directeur général, Jean-Philippe Puig. Le groupe a souhaité, par là, créer un nouveau débouché pour le colza français, dans un contexte de forte concurrence avec le canola canadien et les biodiesels...
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Avril l’a baptisé Oleo 100, « la première énergie 100 % végétale, 100 % renouvelable, 100 % tracée et 100 % française », a déclaré son directeur général, Jean-Philippe Puig. Le groupe a souhaité, par là, créer un nouveau débouché pour le colza français, dans un contexte de forte concurrence avec le canola canadien et les biodiesels argentin et indonésien.

Compatible avec les moteurs diesel moyennant quelques adaptations, le carburant est destiné aux flottes professionnelles (entreprises et collectivités). « Nous visons d’ici à trois ou quatre ans quelques centaines de milliers de tonnes d’Oleo 100 », a déclaré Kristell Guizouarn, responsable du projet au sein d’Avril. Cela correspond à l’approvisionnement d’environ 15 000 poids-lourds, sur un parc global d’environ 600 000.

Garantir la traçabilité

Là où l’offre se détache des carburants similaires qui existent déjà à l’étranger (B100), c’est la possibilité pour le groupe de garantir la traçabilité du produit fini, ainsi que l’origine française. « Cela permet de communiquer sur les bonnes pratiques des agriculteurs », indique Kristell Guizouarn. En effet, le groupe a supprimé les intermédiaires en créant sa propre activité de distribution pour ce carburant, empêchant les ruptures de chaîne.

Bénéficiant d’une autorisation française depuis mars 2018, il est déjà distribué en France, notamment auprès du groupe Transgourmet. La production se fait actuellement à l’usine de diester à côté de Rouen, qui a bénéficié des adaptations nécessaires. « Pour l’instant, le site continue de produire du diester mais nous espérons pouvoir le saturer en production d’Oleo 100, et adapter nos autres usines à la production », a indiqué Jean-Philippe Puig.

Fiscalité avantageuse

« L’Oleo 100 bénéficie actuellement d’une TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) adaptée sur 5 ans au minimum », affirme Kristell Guizouarn. Plus faible que le gazole, mais plus élevé que le gaz naturel, le taux est fixé à 0,12 €/l et évoluera chaque année pour atteindre 0,18 €/l dans cinq ans.

Au niveau européen, l’étau se resserre sur les biocarburants de première génération. Mais Kristell Guizouarn explique qu’a priori, seuls les biocarburants à fort risque de changement d’affectation des sols et de déforestation, à savoir ceux issus de la transformation de soja et de palme, seront concernés par l’interdiction progressive à partir de 2023.

La confirmation du texte par la Commission européenne est attendue d’ici à la février de 2019. Le plafond de 7 % d’utilisation de biocarburant de première génération devrait rester également inchangé pour la période allant de 2021 à 2030.

H.P.
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