« Au total, les importations ukrainiennes de maïs nous coûtent 654 M€, à nous, paysans français », affirme Nicolas Jaquet, président de l’OPG, section spécialisée de la Coordination rurale, à l’occasion de son congrès annuel le 10 janvier 2019. Ce montant a été estimé par le syndicat en prenant en compte :
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« Au total, les importations ukrainiennes de maïs nous coûtent 654 M€, à nous, paysans français », affirme Nicolas Jaquet, président de l’OPG, section spécialisée de la Coordination rurale, à l’occasion de son congrès annuel le 10 janvier 2019. Ce montant a été estimé par le syndicat en prenant en compte :

  • Le différentiel de prix de 30 €/t entre le blé et le maïs, « causé par la présence de maïs ukrainien en France et chez nos voisins ». Selon l’OPG, cela représente un manque à gagner de 312 M€.
  • « L’importation de 20 Mt de maïs dans l’Union européenne cette année, dont environ 1 Mt va rentrer en France. 1 Mt achetées 30 €/t moins cher que le blé, cela représente 30 M€ d’économie pour des entreprises comme Roquette ou Soufflet. »
  • Le prix du blé : « Si le maïs n’avait pas ce prix très bas, on estime que le blé vaudrait 10 €/t en plus. Sur 31,2 Mt récoltées, cela représente encore 312 Mt. »

Selon l’OPG, cela représente un manque à gagner de 100 €/ha de blé ou de maïs, soit environ 10 000 € par agriculteur. Le syndicat a prévu de faire entendre sa voix contre ces importations en allant manifester la semaine prochaine au port de Dunkerque.

Favoriser l’irrigation et le séchage

Selon Nicolas Jaquet, le maïs est dans une phase très critique : « Aujourd’hui il faut produire plus de 130 q/ha pour pouvoir dégager un revenu. » Il regrette une collecte de 10 Mt cette année, contre 13 à 14 Mt il y a encore quelques années.

« On devrait mieux défendre cette culture car la production est loin de couvrir les besoins du marché européen, affirme-t-il. Il faut développer la disponibilité en eau et ne pas taxer l’énergie utile pour l’irrigation et le séchage. » Également en jeu d’après lui, la différenciation des importations « bourrées d’OGM et de glyphosate ».

Dernier congrès de l’OPG

À l’approche des élections aux chambres d’agriculture, le congrès a été pour Nicolas Jaquet l’occasion de condamner à nouveau l’importation d’huile de palme, l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse, l’alignement des prix du colza sur le prix du pétrole, la fin des quotas betteraviers, ou encore la fin programmée du glyphosate.

Le congrès de l’OPG était le dernier du syndicat sous ce nom : l’organisme, qui inclut désormais le secteur betteravier et les cultures de plein champ, devient « France Grandes Cultures ».

H.P.
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