Les négociations, qui se sont tenues entre émissaires chinois et américains durant deux jours et demi à Pékin et se sont achevées mercredi, ont « posé les bases » d’un accord commercial avec Washington, s’est félicité jeudi le gouvernement chinois. Mais l’annonce d’avancées concrètes se fait toujours attendre.
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Les négociations, qui se sont tenues entre émissaires chinois et américains durant deux jours et demi à Pékin et se sont achevées mercredi, ont « posé les bases » d’un accord commercial avec Washington, s’est félicité jeudi le gouvernement chinois. Mais l’annonce d’avancées concrètes se fait toujours attendre.

Déceptions

La partie américaine n’a pas non plus apporté de détails marquants, récapitulant seulement mercredi dans un communiqué les points de négociation retenus par les présidents Donald Trump et Xi Jinping. « C’est très décevant, on s’attendait à un peu mieux », a réagi Dewey Strickler, de Ag Watch Market Advisors.

Cette rencontre entre représentants de chacun des deux pays est survenue quelques semaines après que Pékin s’est engagée à acheter davantage de soja américain, un engagement interprété comme la preuve de sa volonté de travailler en concertation avec les États-Unis pour mettre fin aux lourds droits de douane que les deux pays s’imposent mutuellement.

En panne de chiffres

Il est toutefois pour le moment impossible de mesurer le volume de ces achats dans la mesure où le ministère américain de l’Agriculture (USDA) ne publie aucun chiffre depuis le 21 décembre sur les ventes américaines à l’étranger, date de la fermeture partielle des administrations américaines, le « shutdown ».

Quels que soient les chiffres non officiels qui circulent, « on est encore loin de ce que la Chine avait l’habitude d’acheter il y a encore un ou deux ans », estime Dewey Strickler. Cela affectait le cours du soja et du maïs. Et d’ajouter qu’en plein « shutdown », « les investisseurs à la recherche de bonnes affaires préfèrent rester sur la touche », ajoutant une pression sur les cours.

Le blé russe garde l’avantage

Le blé américain a été mis sous pression par une vente de 415 000 tonnes de blé russe à l’Égypte. Moscou a fait la meilleure offre et a écoulé davantage de blé que prévu au cours de cette transaction, ont affirmé les analystes de CHS Hedging. « Le rêve des exportateurs européens et américains de voir les exportations de blé russe diminuer n’a pour le moment pas été exaucé », ont affirmé les analystes de Commerzbank.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, contrat le plus échangé, a terminé jeudi à 3,7625 dollars, contre 3,8200 dollars mercredi à la clôture.

Le boisseau de blé pour mars, également le plus actif, a fini à 5,1375 dollars, contre 5,2000 dollars la veille.

Le boisseau de soja pour mars, le contrat le plus échangé, a clôturé à 9,0675 dollars, contre 9,2400 dollars mercredi.

AFP
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