Bilan d’efficacité des législations

La Commission va, pour la première fois, évaluer de façon exhaustive la législation applicable aux perturbateurs endocriniens (PE) en dressant un bilan de qualité. Le but : déterminer si la législation actuelle répond aux objectifs de protection de la santé humaine et de l’environnement. Ce bilan prévoira également une consultation publique.

La Commission actuelle, qui termine son mandat à l’automne 2019, veut finaliser ce bilan de qualité « aussi vite que possible, pour que la prochaine Commission prenne une décision avisée ».

Accélérer la recherche

L’UE « continuera à se fonder résolument sur des données scientifiques et sur l’application du principe de précaution ». Son approche stratégique vise à :

- « Réduire le plus possible notre exposition globale aux perturbateurs endocriniens, en accordant une attention particulière aux expositions subies au cours de périodes importantes du développement comme la grossesse ou la puberté ;

- Accélérer le développement d’une base de recherche approfondie ;

- Promouvoir un dialogue actif en organisant un forum annuel sur les PE ».

Pour le député européen Éric Andrieu (PS), également président de la commission d’enquête parlementaire sur les procédures d’homologation des pesticides, « cette feuille de route est loin des engagements pris par la Commission. Une fois de plus, l’exécutif nous propose des mécanismes d’évaluation, là où on était en droit d’attendre des mesures d’urgence. »

À la fin de 2017, l’UE avait finalement adopté des critères de définition des perturbateurs endocriniens dans les pesticides et les biocides après plusieurs années de tergiversations.

F.M.