En Italie, premier producteur mondial, la récolte est remontée « aux niveaux moyens de ces dernières années », tandis que dans les autres pays européens « elles devraient être bien au-dessus de la moyenne », a affirmé le Copa-Cogeca le 7 novembre 2018. Les récoltes en 2017 avaient été affectées par des aléas climatiques en Italie, en Espagne et en France.

L’Italie en tête

L’Italie a été particulièrement touchée cette année par des conditions météorologiques « inhabituelles », ressenties sur l’ensemble du territoire européen. La saison « très bouleversée » a notamment poussé à revoir les prévisions de production à la baisse dans le sud de la péninsule, tandis que le nord-est a bénéficié de « bonnes conditions phytosanitaires ».

« Le secteur vitivinicole devra s’adapter plus rapidement et utiliser des technologies innovantes pour pouvoir faire face à cette météo inhabituelle et continuer à se développer », préconise le Copa-Cogeca. Avec 49,5 millions d’hectolitres (Mhl), les vendanges ont progressé de 16 % en Italie en 2018, selon les prévisions du syndicat.

L’Espagne au deuxième rang

L’Espagne se place derrière avec 47 millions d’hectolitres « et des raisins de très bonne qualité », soit une hausse de 33 % sur un an. « Il se pourrait qu’il soit difficile de maintenir les prix de l’année dernière, mais la diminution des stocks devrait permettre de garantir un bon prix aux producteurs », avance le Copa-Cogeca.

En France, les vendanges devraient augmenter de 28 % par rapport à 2017 et de 6 % par rapport à la moyenne quinquennale, prévoit le syndicat qui table sur une production « de bonne qualité et de bonne consistance ».

L’Allemagne a connu une année particulièrement bonne (10,7 Mhl, +44 %) avec ses meilleures vendanges depuis 1999. Le Portugal en revanche a souffert du mildiou et du soleil, et est l’un des rares pays à connaître une baisse cette saison (–20 %, 5,3 Mhl).

AFP