Selon l’éleveur, sur de 700 animaux, 6 brebis ont été tuées, 3 ont été blessées et 40 agneaux ont été en partie dévorés. « Il n’y a pas de doute selon les constatations de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) » qu’il s’agit d’attaques de loup, assure Julien Polo-Riva, installé sur la commune de Mallefougasse-Augès (Alpes-de-Haute-Provence) depuis quatre ans.

Deux attaques

L’ONCFS n’était pas joignable pour l’instant. La première attaque s’est produite dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 novembre et la seconde, la nuit suivante, au lieu-dit « la Colle des Mées », au niveau d’un des parcs photovoltaïques qui est grillagé, rapporte Julien Polo-Riva.

« J’ai redescendu mon troupeau lundi en catastrophe. J’ai déjà eu des attaques en montagne, mais c’est la première fois dans ces parcs photovoltaïques où je fais pâturer mon troupeau depuis trois ans », poursuit-il.

« Lors de la première attaque, j’avais un chien patou et deux la seconde nuit. La prochaine étape c’est l’élevage en bergerie car il n’y a plus de solutions avec le loup, ce qui n’est pas souhaitable ni pour les éleveurs, ni pour les consommateurs », s’indigne Julien Polo-Riva.

20 % d’augmentation d’attaques

« C’est une catastrophe, car depuis trois ans nous constatons 20 % d’augmentation d’attaques de loup par an dans les Alpes-de-Haute-Provence avec plus de 1 000 brebis tuées depuis le début de l’année », a réagi Jean-Paul Comte, président de la FRSEA Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Selon les chiffres de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de l’Auvergne-Rhône-Alpes qui coordonne le plan loup, 42 loups ont été prélevés depuis le début de l’année, dont 14 dans les Alpes-Maritimes, 8 en Savoie, 7 dans les Hautes-Alpes, 6 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 5 dans le Var et 2 en Isère.

AFP