L’éolien terrestre, l’éolien en mer et le solaire sont déjà en retard sur les objectifs que ces sources d’électricité étaient censées atteindre l’an dernier, détaille le baromètre annuel réalisé par l’organisme Observ’ER, l’Ademe et la fédération de collectivités FNCCR.
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L’éolien terrestre, l’éolien en mer et le solaire sont déjà en retard sur les objectifs que ces sources d’électricité étaient censées atteindre l’an dernier, détaille le baromètre annuel réalisé par l’organisme Observ’ER, l’Ademe et la fédération de collectivités FNCCR.

Accélérer le rythme

« Il va falloir augmenter de façon conséquente le rythme d’installation » pour atteindre les objectifs que s’est fixé le pays à l’horizon de 2023 et de 2028, a estimé Raphaël Gerson, de l’Ademe lors d’une conférence de presse. La France vise plus de 73 gigawatts de capacités installées en 2023 et entre 102 et 113 gigawatts en 2028 dont notamment 24,1 à 35,6 GW d’éolien terrestre et 35,6 à 44,5 GW de solaire.

Entre janvier et la fin de eptembre 2018 (derniers chiffres complets disponibles), 676 mégawatts de nouvelles capacités d’éolien terrestre ont été installées, ainsi que 700 MW de capacités solaires.

Le parc solaire a ainsi dépassé les 8,7 GW de puissance installée sur le territoire, tandis que l’éolien atteignait plus de 14,2 GW. Les énergies renouvelables ont représenté 18,4 % de la production d’électricité sur la période.

Méfiance des citoyens

Outre la préparation de la feuille de route énergétique de la France à l’horizon de 2028, baptisée « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE) et censée détailler les objectifs de développement des différentes filières, l’année 2018 a été marquée par de nombreux travaux entre le gouvernement et les industriels pour simplifier la réalisation des projets.

Pour accélérer, les verrous sont désormais moins économiques que « sociétaux », selon Raphaël Gerson, avec un problème d’acceptabilité sur certains territoires, en particulier pour l’éolien et la méthanisation. Dans ce contexte, Vincent Jacques Le Seigneur, président d’Observ’ER, s’est inquiété de certains projets de grandes centrales solaires, comme le parc de 1,2 gigawatt en développement dans le Lot-et-Garonne.

Il a aussi regretté l’ambition « timorée » du gouvernement dans l’éolien en mer, la feuille de route énergétique en cours de finalisation ne prévoyant qu’entre 4,5 et 5,2 GW installés en 2028, contre zéro actuellement mais 3,5 GW déjà en projet.

AFP