« Nous partageons pleinement les revendications sur le pouvoir d’achat et une juste répartition des richesses qui s’expriment partout dans le pays », affirme la Confédération paysanne, dans une « lettre ouverte à nos concitoyen-ne-s, avec ou sans gilet jaune », publiée le 5 décembre 2018.

« L’accès à une alimentation de qualité n’est pas le seul sujet de convergence avec les préoccupations exprimées dans la rue depuis trois semaines, explique le syndicat. Les paysannes et paysans que nous sommes, vivons aussi, au quotidien, la désertification rurale et le désengagement orchestré des services publics : maternités, écoles, transports en commun, hôpitaux, agences postales… »

« Convergence des luttes »

Et d’annoncer que ses « structures départementales ont totale latitude pour décider ou non de rejoindre le mouvement des gilets jaunes. Ces points de convergence ne demandent qu’à grandir, au gré des rencontres et des débats sur nos territoires ».

Même élan du côté du Modef, qui demande « que le président de la République écoute le peuple ainsi que la détresse des paysans et du monde rural ». Le syndicat « appelle ses adhérents à tendre la main aux gilets jaunes et également aux manifestations organisées les prochains jours pour travailler à la convergence des luttes, dans le respect des biens et la dignité de chacun », est-il bien précisé dans son communiqué.

La FNSEA annonce elle aussi des manifestations pour exprimer « le ras-le-bol de l’agribashing », et dénoncer le recul du gouvernement sur la mise en œuvre de la loi agriculture et alimentation, mais dans un mouvement « distinct » des gilets jaunes. Officiellement en tout cas…

Alain Cardinaux