« Nous avons été très clairs que de notre côté nous n’inclurons pas l’agriculture, cela a été dit très clairement dès le départ », a insisté Cecilia Malmström. Elle a rencontré Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce pour tenter de trouver une voie concrète pour résoudre les différends commerciaux entre l’Union européenne et les États-Unis.

Les suites de l’accord entre Juncker et Trump

À la fin de juillet, le président américain Donald Trump et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avaient entériné le principe d’une entente commerciale entre les deux blocs pour mettre fin aux tensions, au moment où Donald Trump menaçait de taxer lourdement l’industrie automobile européenne.

Cecilia Malström a souligné que les importations de soja américain dans l’Union européenne avaient plus que doublé, après que les agriculteurs américains ont été frappés de plein fouet par les droits de douane imposés par la Chine en guise de réponse à la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump.

Le soja américain débarque en Europe

Entre juillet et décembre 2018, les importations de soja ont bondi de 112 % par rapport à la même période en 2017 et Bruxelles a lancé en décembre la procédure visant à autoriser l’utilisation de soja américain dans les biocarburants, ce qui pourrait contribuer dans les prochains mois à une nouvelle hausse des importations.

La Commission européenne a entamé les procédures pour soumettre les ébauches de mandats de négociations aux pays membres pour arriver à un accord avec Washington sur une coopération réglementaire et un accord supprimant les taxes sur les biens industriels. Ce dernier point n’a pas encore avancé, les États-Unis étant concentrés sur leurs discussions avec la Chine.

La Chine dans le viseur

Cecilia Malmström a souligné qu’il « serait très bon pour les deux parties si nous pouvions éliminer les tarifs douaniers sur tous les produits industriels », y compris le secteur automobile. Avant le sommet avec Jean-Claude Juncker, Donald Trump avait menacé de frapper les importations auto européennes de droits de douane punitifs.

Cecilia Malmström s’exprimait avant une réunion avec le Japon et les États-Unis sur différentes questions commerciales dont celle concernant « les pratiques qui faussent les échanges » internationaux et qui vise directement la Chine. Les trois pays veulent faire des propositions dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce pour remédier à ces pratiques.

AFP