La réforme promise par Emmanuel Macron a pris forme en 2018. Tout d’abord sous l’égide de Sébastien Lecornu, l’ex-secrétaire d’État à la transition écologique, dont le travail a été salué par les chasseurs. Fin août, le Président a donné son accord pour que le permis de chasser national passe de 400 € à 200 €, pour une gestion plus souple des espèces...
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La réforme promise par Emmanuel Macron a pris forme en 2018. Tout d’abord sous l’égide de Sébastien Lecornu, l’ex-secrétaire d’État à la transition écologique, dont le travail a été salué par les chasseurs. Fin août, le Président a donné son accord pour que le permis de chasser national passe de 400 € à 200 €, pour une gestion plus souple des espèces chassables, une journée de formation des chasseurs tous les dix ans ou la création d’un établissement public à partir de l’ONCFS et de l’Agence française de la biodiversité (AFB), afin d’assurer des missions de police.

Comité de lutte

Dans la foulée, le 6 septembre, un comité de lutte contre les dégâts de gibier s’est réuni avec des représentants de la FNSEA, de l’APCA, de la Coordination rurale (CR), de la Confédération paysanne, de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), et du monde forestier. Le ministre de l’Agriculture et le secrétaire d’État à la Transition écologique ont fixé l’objectif de « réduire de moitié les dégâts d’ici à trois ans ».

Ce rendez-vous a fait suite à un ras-le-bol grandissant des agriculteurs victimes des dégradations de sangliers. « Je suis prochasse et ouverte au dialogue », a lancé la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert. Mais « pas question de laisser les clés du camion aux fédérations de chasse », a-t-elle insisté, jugeant que « l’État doit garder un pouvoir régalien ». En 2017-2018, 750 000 sangliers ont été tués contre 100 000 dans les années 1980, pour des indemnisations se chiffrant à 30 millions d’euros par an.

« Il y a eu un vrai changement de ton », s’est félicité Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, à la suite d’une rencontre avec la FNC le 17 octobre. Il restait vigilant sur les objectifs du nombre de bêtes à abattre et le rôle de l’État. Pour la Coordination rurale, Lydie Deneuville ajoutait : « Il faut renégocier les barèmes d’indemnisation, qui sont sous-évalués. »

Aurore Cœuru