En janvier 2019, les exploitants agricoles éliront, par correspondance ou vote électronique, leurs représentants aux chambres d’agriculture. Si les tendances des suffrages de 2013 se confirment, ce prochain scrutin pourrait marquer un nouveau tournant dans le paysage syndical. Arrivant pour la première fois il y a six ans en seconde position au niveau national avec 20,49 % des suffrages, la Coordination rurale (CR) était le seul syndicat à...
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En janvier 2019, les exploitants agricoles éliront, par correspondance ou vote électronique, leurs représentants aux chambres d’agriculture. Si les tendances des suffrages de 2013 se confirment, ce prochain scrutin pourrait marquer un nouveau tournant dans le paysage syndical. Arrivant pour la première fois il y a six ans en seconde position au niveau national avec 20,49 % des suffrages, la Coordination rurale (CR) était le seul syndicat à progresser en voix. Dans le même temps, le tandem FNSEA-JA, la Confédération paysanne et le Modef avaient tous vu leur score national diminuer d’un à deux points.

L’abstention pour inconnue

Si la Coordination rurale ne cache pas son ambition de devenir le « premier syndicat de France », d’après les propos tenus par son président, Bernard Lannes, le 6 décembre 2018 à Vannes, la marche reste encore haute, voire très haute pour le syndicat créé en 1992. Avec 85 chambres remportées sur 90 en 2013 et 53,39 % des voix au niveau national, l’union FNSEA-JA avait largement conforté sa position de numéro un, avec des scores dépassant 60 % dans 31 départements.

C’est donc dans les mains des éventuels déçus du syndicalisme majoritaire, voire des déçus du syndicalisme tout court que réside la clé du scrutin. Voteront-ils pour une couleur ou préféreront-ils rester silencieux ? Si la participation baisse de nouveau en 2019, c’est bien l’abstention qui risque de sortir grande gagnante de ces élections.

Alexis Marcotte