Des tapis en caoutchouc, installés dans le couloir d’alimentation, côtoient des aires d’exercice bétonnées ou de l’asphalte : c’est aujourd’hui encore un cas de figure inédit pour une stabulation abritant des vaches laitières. Pour autant, le nombre d’exemples s’étoffe chaque jour.
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Des tapis en caoutchouc, installés dans le couloir d’alimentation, côtoient des aires d’exercice bétonnées ou de l’asphalte : c’est aujourd’hui encore un cas de figure inédit pour une stabulation abritant des vaches laitières. Pour autant, le nombre d’exemples s’étoffe chaque jour.

L’Institut de Genech, dans le Nord, qui a construit un bâtiment pour abriter 57 laitières, dresse un bilan positif de cette combinaison (pages 46 et 47). « Les tapis associés à l’asphalte et aux caillebotis en béton sont favorables à la bonne santé des pieds des vaches », constate Marc Leroy, le responsable de l’exploitation.

Un mélange de confort et d’abrasivité

Le tapis en caoutchouc apporte du confort. Il est réservé à la table d’alimentation où les bêtes séjournent assez longtemps pendant la journée (de six à sept heures). L’asphalte, matériau abrasif, occupe l’espace entre les logettes. Il représente 30 % de la surface totale des couloirs de la stabulation. Cet aménagement est complété par un système de couloir en « V ». Ce dernier facilite l’évacuation de l’humidité.

L’entretien des surfaces reste en effet un facteur déterminant concernant l’apparition des boiteries. C’est pourquoi la fréquence du raclage est un élément à relativiser au même titre que le coût des revêtements utilisés pour recouvrir le sol.

« Une vache qui boite, c’est de 5 à 35 % de production de lait en moins », rappelle Joop Lensink, enseignant-chercheur à l’ISA de Lille (page 49). Et une perte de production de 15 %, sur un troupeau de 80 laitières à 9 000 kg de lait, représente un manque à gagner de plus de 40 000 euros sur une seule année.

Le coût du bâtiment est donc à étudier globalement, surtout si les animaux sortent peu au pâturage.