«Pour vivre heureux, vivons cachés » ? La preuve que non ! En ayant perdu le lien avec leurs concitoyens, les agriculteurs se retrouvent isolés et la cible de détracteurs avides de trouver des coupables : ils sont accusés de polluer l’environnement, attaqués sur leurs pratiques d’élevage, bousculés sur le glyphosate et les phytos…
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«Pour vivre heureux, vivons cachés » ? La preuve que non ! En ayant perdu le lien avec leurs concitoyens, les agriculteurs se retrouvent isolés et la cible de détracteurs avides de trouver des coupables : ils sont accusés de polluer l’environnement, attaqués sur leurs pratiques d’élevage, bousculés sur le glyphosate et les phytos…

A tel point que la profession parle « d’agribashing », un terme très fort, signifiant le dénigrement systématique de l’agriculture dans l’espace public et les médias. Est-ce exagéré ? Sûrement pas pour un éleveur qui subit la violence d’extrémistes anti-viande qui remettent en cause son métier et son honneur. Mais attention à ne pas tout prendre pour du « bashing ». Si le grand public questionne sur l’agriculture, c’est aussi parce qu’il a un légitime besoin d’être informé et rassuré. Ses interpellations montrent surtout que le métier est mal connu.

Comment renouer le dialogue ? C’est un des rôles des politiques, des syndicats et des interprofessions. C’est aussi une mission que peut se donner chaque agriculteur en témoignant autour de lui de ses bonnes pratiques. D’autant qu’il bénéficie de la confiance des Français : 56 % ont une bonne image des agriculteurs et 27 % une « très bonne opinion » (sondage BVA, 2016). Et sept sur dix leur font confiance pour produire des aliments sains et de qualité (Ipsos, 2018).

Communiquer efficacement ne s’improvise pas. Il faut s’entraîner, affûter ses arguments, adapter son vocabulaire et éviter certains écueils. Ce dossier donne des conseils pratiques pour « vous faire entendre » et retrouver l’espoir : vous avez le pouvoir de faire évoluer les mentalités.

Sophie Bergot